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Lelièvre.
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l'entrepreneur, eût pris soin de faire saigner copieusement le taureau à l'avance, de manière à le présenter presque inanimé dans l'arène. Leleu en fut donc réduit à des combats d'animaux entre eux, qu'il annonçait en ces termes : « Il y aura aujourd'hui fur l'ancien chemin de Pantin, un grand combat d'un vigoureux ours des monts Pyrénées contre les dogues, fuivi d'un hourvari ou bacchanal récréatif de plufieurs Peccata (i) caparaçonnés d'artifice. Ce combat fera devancé de ceux des dogues, de celui de la louve fans pareille, de la chaffe du fanglier, qui fera coiffé par de jeunes bouledogues anglois, du manège du petit cheval corfe et enfuite du hourvari ou bacchanal récréatif; le tout terminé par l'enlèvement du bouledogue anglois au milieu d'un double feu d'artifice. On commencera à 5 heures et demie. »
(Journal de Paris, 24 mai, 17 novembre, 8 décembre 1781. — Mêmoires secrets, XVII, 132.)
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L
ELIÈVRE, acteur du théâtre des Grands-Danseurs du Roi, où il entra pour jouer la parade, aux appointements de dix sols par jour, remplissait dès 1772 l'emploi des t/a/ets. Il a joué entre autres rôles : le chevalier de Vacarmini dans Madame Tintamarre (18 juillet 1780), Scaramouche dans l'Heureux désespoir (20 juillet 1780), et le corsaire dans le Calendrier des Vieillards (7 juin 1783). En 1784, Lelièvre entra au spectacle des Variétés-Amusantes, et a joué à ce théâtre le rôle de Rhadamante, juge des Enfers, dans les Caprices de Proserpine, ou les Enfers à la moderne, pièce épisodi-comique en un acte, envers, parPujoulx, représentée le 16 juin 1784. Un pamphlet du temps, le Chroniqueur désœuvré, s'exprime en ces termes sur le compte de ce comédien alors qu'il était chez Nicolet : « Ce mauvais acteur, qui depuis 15 ans eft à ce fpectacle, n'a fait chaque jour que devenir plus déteftable. Une querelle élevée entre lui et fon directeur le contraignit de
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(0 On nommait ainsi le combat d'un ane contre des chiens.
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